mercredi 8 avril 2020

La triple conjonction Jupiter-Saturne-Pluton de 2020 / Addendum



Le milieu astrologique attendait de pied ferme l'année 2020. Déjà en 1993, André Barbault écrivait sur le sujet dans le chapitre intitulé “la menace de 2020” (avant “l'envolée de 2026“) dans son livre « L'avenir du monde selon l'astrologie ». Ce chapitre sur 2020 se termine d'ailleurs par ce paragraphe : “On est enclin à se représenter notre continent miné par des forces profondes, rongé par un mal particulier, vivant alors un temps de glaciation. Cela ressemble à une maladie sinon à une intervention chirurgicale de la communauté européenne.“

André Barbault (1921-2019) est le spécialiste de l’astrologie mondiale qui a développé la technique de l' “indice cyclique”, découverte par Henri Gouchon (1898-1978 ). Barbault est celui qui a prédit dès 1955 “une étape capitale pour le communisme et l’Union Soviétique à la nouvelle conjonction Saturne-Neptune de 1989”. Dans un article rédigé en 2011 et intitulé “Aperçu sur les pandémies”, l’astrologue avait également anticipé une pandémie au cap 2020-2021. Ce document est gracieusement mis à disposition de Fabrice Pascaud.

Je me souviens d'il y a quelques années au Centre d'Astrologie Humaniste de Sylvie Lafuente Sampietro, le sujet avait été évoqué en début ou fin de cours. L'amas de planète en Capricorne laissait entrevoir une période de contraction, de repli, une rigidification du monde mêlé à une transmutation accélérée des institutions et de nombreuses tensions. À l'époque j'imaginais un coup de frein à la mondialisation, une montée des nationalismes, une droitisation de la société et éventuellement le retour à une sobriété suite à des restrictions économiques.

Avec le recul, on peut constater que l'on ne s’était pas trompé, mais j'avoue qu'avec ce virus, les consignes d'hygiène et le confinement, je n'aurais pas imaginé que les transits actuels soient aussi littéralement interprétables. L'isolement et l'encadrement saturnien de nos actions causés par le coronavirus plutonien, invisible et source de peurs irrationnelles (ou pas), la propagation de ce dernier sous l'effet expansif de Jupiter. Et puis cette triple conjonction Jupiter-Saturne-Pluton pile poil sur le Jupiter du thème de la République chinoise de 1949.

Beaucoup de choses ont été écrite sur le sujet, et d'autres l'ont fait mieux que moi, à commencer par Michaël Mandl et cet article d’une grande richesse. 

Sur son site consacré à l’astrologie mondiale, Astro Popote dresse le tableau des cycles sur la période 2020-2026, d’où doit émerger du chaos un autre monde.

L’astrologue Fabrice Pascaud a pour sa part réalisé une vidéo très détaillée sur la période 2019-2016 à la lumière de l'astrologie mondiale. Je vous la conseille vivement.

Afin de contextualiser cette triple conjonction, quoi de mieux que la lecture de cet article excellent de Guillaume Cosnier, auteur du foisonnant site Cinquième Soleil : l'astrologue revient sur le transit de Pluton en Capricorne, dont la course dans ce signe s'étend de 2008 à 2023.

Venons-en maintenant à l’ajout que je comptais apporter à mon propre article.


Pour compléter mon propre article sur la triple conjonction Jupiter-Saturne-Pluton, je souhaitais mettre l'accent sur l'écho de la crise actuelle avec le XVIe siècle. En effet, la conjonction Saturne-Pluton en Capricorne qui se produit en 2019 et 2020, rappelle la même conjonction de 1518 à 1520 (en Capricorne également). 


Au XVIe siècle, cette conjonction Saturne-Pluton (le 3 janvier 1518 à 4° Capricorne) fut suivie quatre ans plus tard par une conjonction Jupiter-Pluton (le 18 janvier 1522 à 12° Capricorne) et, deux ans après, par une conjonction Jupiter-Saturne (le 30 janvier 1524 à 09° Poissons).

Jupiter-Saturne-Pluton : les mêmes acteurs sont en scène aujourd'hui, les conjonctions Jupiter-Pluton et Saturne-Pluton ayant lieu en Capricorne également, seule la conjonction Jupiter-Saturne (21 décembre 2020) se produira en Verseau (00°29) et non en Poissons comme au XVIe siècle. 

Pour rappel, cette période passée est celle de la confrontation entre le protestantisme naissant et le catholicisme. Martin Luther placarda en octobre 1517 sur les portes de l’église de Wittemberg ses 95 thèses condamnant le commerce des indulgences (la rémission des péchés contre de l'argent) pratiqué par l’Église catholique.

Le catholicisme incarnait le pouvoir structurant de l'époque, aujourd'hui la ferveur religieuse est remplacée par le dogmatisme idéologique : idéologie productiviste, avec la croissance économique comme divinité et les actionnaires pour apôtres... idéologie elle même héritière de l’Éthique protestante (cf. "l'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme" de Max Weber). La boucle est bouclée. 

À ce propos, dans son livre "Nature et spiritualité", Jean-Marie Pelt (1933-2015) avait abordé la liaison entre puritanisme protestant et capitalisme américain. J'avais retranscrit la page 179 de cet ouvrage passionnant, qui illustre parfaitement la source de la dégénérescence contemporaine. Extrait : 

« La Réforme conduite par Calvin devait cependant aboutir en Angleterre à une forme de christianisme plus austère, le puritanisme. Les puritains anglais critiquaient les vestiges de la tradition catholique dans l’Église anglicane. Ils regrettaient que ses ornements et ses rituels rappelassent par trop les catholiques. Hostiles aux traditions, à la sentimentalité, au luxe, à l’irrationnel qu’ils considéraient comme aussi inefficace qu’inutile, ils revendiquaient un culte sans apparat, une morale stricte allant jusqu’à contester les divertissements dominicaux. Persuadés de vivre au plus près des pratiques des premiers chrétiens, ils avaient conscience de constituer une élite au cœur des religions anglicanes et même réformées.
[...]
Ils ne condamnent nullement la richesse. Ils n’en font cependant pas étalage et ne lui reconnaissent de valeur morale que si, favorable au développement des entreprises, elle s’investit dans le capital. Quelle meilleure définition du capitalisme : par un glissement sémantique très suggestif, les biens… c’est le Bien ! La pauvreté, le malheur, le Mal.
Ce capitalisme puritain, à l’origine du grand capitalisme américain, n’est pas ostentatoire, afin de ne point susciter de jalousies. Il se veut moral. De puissantes et discrètes fondations humanitaires sont créées. Rien de comparable avec le capitalisme financier et spéculatif d’aujourd’hui où l’on achète et revend des entreprises dans le seul but de réaliser immédiatement un maximum de profit et dans le plus parfait mépris des salariés, simple variable d’ajustement dans les bilans. Ce capitalisme-là est parfaitement immoral, mais une attitude prédatrice à l’échelle planétaire. Il a réussi ce tour de force d’instaurer pour la première fois dans l’histoire une seule et unique civilisation : celle de l’argent. »

Les mouvements de contestation de notre modèle de société (gilets jaunes, collapsologues, écolos, ouvriers, fonctionnaires, etc...) sont à l'image de ce que fut le protestantisme à l'égard de l'Église catholique. Ceux qui manifestent critiquent les mesures d'austérité, la destruction des services publics et l'indulgence du pouvoir envers une élite fortunée qui connaît toutes les magouilles pour échapper aux impôts et multiplier ses privilèges... le tout en se drapant derrière un vernis de Greenwashing pour légitimer leurs actions en jouant la carte de la culpabilisation. Cependant le décalage entre le discours moraliste et les actes (CETA, OGM, glyphosate, voyages en avion, conflits d'intérêts, "guerres pour la paix", etc) a généré un sentiment d'injustice qui devrait atteindre un point de non-retour avec les conséquences du coronavirus et du Krach boursier en cours. 

Et petit détail à ne pas oublier : si le Covid-19 est la cause du développement de la récession historique mondiale que l'on va vivre, il n'empêche que le krach n'a pas été provoqué par le virus, celui-ci en est l'accélérateur et l'amplificateur. Le krach était annoncé depuis longtemps, en 2019 il était même annoncé imminent. Je pense qu'il est nécessaire de marteler cela pour éviter que la pandémie ne serve de bouc émissaire afin de mieux blanchir les responsables de la crise économique qui va tout balayer. 

Le confinement actuel donne du temps pour se poser, étudier, analyser et comprendre les fondements de notre civilisation. J'espère que cette quarantaine forcée accéléra la prise de conscience collective, afin de contrebalancer le côté destructeur du transit de Jupiter et Saturne sur Pluton. Malheureusement chez le commun des mortels, c'est souvent par le choc de la destruction que s'opère la remise en cause des schémas et habitudes toxiques. 

À l'inverse, pour ceux qui gouvernent le commun des mortels, le choc est parfois utilisé pour faire perdurer et amplifier un système politique "plutonien" (dans sa symbolique la plus infernale).

Ordo ab Chao 

Pour appuyer ce dernier point, je vous renvoie au documentaire "La Stratégie du Choc" basé sur le livre de la journaliste canadienne Naomi Klein paru en 2007. Il révèle la stratégie mise au point par l'ultralibéral Milton Friedman (Prix Nobel d’économie en 1976) qui conseilla aux hommes politiques d’imposer immédiatement après une crise des réformes économiques douloureuses avant que les gens n’aient eu le temps de se ressaisir. Un traumatisme collectif, une guerre, un coup d’état, une catastrophe naturelle, une attaque terroriste plongent chaque individu dans un état de choc. Après le choc, nous redevenons des enfants, désormais plus enclins à suivre les leaders qui prétendent nous protéger. Les réalisateurs Michael Winterbottom et Mat Whitecross illustrent le propos du livre à travers de nombreuses images d'archives.

Espérons que cette voie ne soit pas celle choisie par nos dirigeants. Le chaos qui va s'installer risque cependant de rendre le climat explosif car si un nouveau monde doit naître, cela ne se fera pas sans de fortes contractions. André Barbault écrivait dans «L'avenir du monde selon l'astrologie» (j’ai débuté et je termine mon article par ce livre) que la nouvelle conjonction Jupiter-Saturne (21 décembre 2020) au semi-carré de Neptune (4 janvier 2021) et au carré d’Uranus (17 février 2021) devrait être "source notamment de conflits sociaux aggravés par un écart en cours jamais autant approfondi entre la pauvreté et la richesse…"

Dans le livre en question, l'astrologue poursuit l'étude des transits avec la période 2025-2030 qu'il voit comme "la meilleur période du siècle", rien de moins : 9 cycles sur 10 ascendants, il y aura un enchevêtrement d'aspects harmoniques. 

Extraits : "Nous sommes alors dans une ère de révolution scientifique, de magie technologique, avec une avancée en fusée d'innovations et de prouesses, pointe supérieure d'un mouvement général d'une cité terrestre en pleine dynamique constructive et installée dans un monde de foi et de solides certitudes. Économie prospère, coopération pacifique, tout est réuni pour que soit vécu un éden. La position centrale et harmonique de la conjonction Saturne-Neptune est surtout expressive d'une promotion des couches inférieures de la population mondiale, d'une élévation sensible du niveau de vie des déshérités, d'une victoire sur la misère gagnée dans une solidarité sans précédent [...] On imagine tout autant une humanité libérée de la guerre et gagnée par l'utopie d'un rassemblement de l'espèce humaine dans un idéal d'unification du monde. C'est ici que se lève le grand rêve du XXIe siècle, sa noble échappée mystique. C'est pourquoi ces années devraient faire date dans l'histoire de l'humanité."

De quoi rester optimiste.

Bon par contre c'est pas le même tableau pour la 5e décennie, mais on a le temps de voir venir...

samedi 26 octobre 2019

"Joker" et les Signes des Temps


[…]« Il y a là comme une sorte d’«épidémie» psychique éminemment contagieuse, mais qui rentre trop bien dans le plan de subversion pour être «spontanée», et qui, comme toutes les autres manifestations du désordre moderne (y compris les révolutions que les naïfs croient aussi «spontanées»), suppose forcément une volonté consciente à son point de départ. »

Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps, René Guénon, éd. Gallimard, 1945, chap. XXXVII La duperie des "prophéties", p. 249-250


Le film « Joker » réalisé par Todd Phillips raconte la genèse du personnage de DC Comic, ennemi de Batman. Accusé d'être violent, il est probable que certains craignent une justification de la violence envers les plus riches, en protestation au chaos social.

Arthur Fleck alias le Joker s'en est pris plein la gueule depuis l'enfance, son milieu familial est à l'image de la ville de Gotham où la violence et la corruption sévissent en même temps que les aides sociales se tarissent. Le personnage est montré comme étant le produit déglingué du système, la victime qui tente de garder le sourire malgré la misère, les humiliations et les coups. Sans trop spoiler le scénario, en assassinant des hommes dans le métro en cherchant à se défendre, il deviendra le symbole d'un mouvement de révolte à l’insu de son plein grès, ne sachant pas qu'il avait tué des banquiers de Wayne Enterprises, le père millionnaire du futur Batman et candidat pour les municipales. Thomas Wayne mettra la feu aux poudres en disant à la TV que le tueur devait être un gars jaloux de la fortune des jeunes banquiers, forcément ̶q̶u̶e̶l̶q̶u̶'̶u̶n̶ ̶q̶u̶i̶ ̶n̶'̶e̶s̶t̶ ̶r̶i̶e̶n̶ un clown.


Bien sûr on pense au mouvement des gilets jaunes et autres révoltes dans le monde (Pérou, Chili, Hong-Kong...) qui se multiplient et dont certains participants – au Liban par exemple - se griment déjà en Joker, faisant du masque de Guy Fawkes tiré du film «V pour Vendetta» un accessoire un peu has-been.

Si le clin d’œil au film des frères Wachowski tiré du comic d'Alan Moore est bien là, ce dernier avait d'ailleurs été accusé de faire l'apologie du terrorisme à l'époque. Cependant une autre référence plus subtile se cache lors de la scène de la projection ciné réservée à l'élite : «Les Temps modernes» de et avec Charlie Chaplin. À la fin de ce film de 1936, Charlot ramasse un drapeau qui tombe d'un camion, il le secoue tandis qu'une une masse de manifestants vient s'agglutiner derrière lui, devenant le porte étendard d'un mouvement révolutionnaire qui le dépasse complètement.

Dans « Joker », le public fortuné rit devant le film, sans se douter de ce qui couve. Comme une mise en abîme lors de la projection au Festival International du film de la Mostra de Venise, les spectateurs (probablement plus proches du milieu social de Wayne que du Joker) ont salué par une standing-ovation « Joker » et la performance de Joachin Phoenix.

J'ai apprécié l’œuvre de Todd Philips, pour le jeu de l'acteur principal et la critique des médias et du pouvoir, qui peut cependant flirter avec le populisme, car si l'on est bien sûr influencer par son milieu social et familial, je pense aussi qu'il ne peut excuser nos penchants destructeurs, à moins de nier le libre-arbitre.

OK ce n'est qu'un film, mais je pense que l'art est miroir de notre époque.

Comme le dit Hazukashi dans un de ses articles, « les artistes, les inventeurs, les sensibles, ceux qui perçoivent l’esprit du temps à la façon d’un sismographe. Hypersensibles et hypervigilants, ce sont des baromètres humains, des pylônes épongeant, accumulant toute l’énergie positive ou négative de leur époque pour la recracher sous des formes plus ou moins travaillées, plus ou moins conscientisées… »

Si « Joker » cartonne au ciné, c'est qu'il fait écho au « Zeitgeist »,
à la conjonction Saturne / Pluton (rejointe en 2020 par Jupiter) en Capricorne : le bordel mondialisé doit transmuter, les démons être exorcisés. Il faut intégrer l’énergie plutonienne et rien de mieux qu'un Scorpion (Joachin Phoenix est né le 28 octobre 1974) pour jouer le rôle principal de cette sombre histoire résonnant si bien avec notre actualité. Bien à l'abri dans une salle obscure chauffée, le public a un aperçu de ce qui doit advenir, sans lâcher ce confort dont nous appréhendons de plus en plus le côté éphémère. Rien n'est tout blanc, rien n'est tout noir, le refus du manichéisme a donné du bon, mais la déconstruction s'est emballée, les psychopathes deviennent des héros, les repères d'antan explosent, plus de foi, plus de femmes, plus d'hommes, plus de figure paternelle, ni maternelle d'ailleurs. Ça tâtonne dans le noir, mais c'est pas de notre faute si le propriétaire a vendu la dernière ampoule pour enrichir les copains. Si on se cogne où si l'on cogne, ce sera de la légitime défense. Et puis depuis le temps que l'on dit que ça va péter.

Dans les ténèbres, une autre attitude est possible : arrêter de bouger, éventuellement s’asseoir et être à l’affût du moindre bruit. Laisser ses yeux s'habituer à l'obscurité pour ensuite distinguer la moindre lueur menant vers une porte de sortie.

« Entre toutes les choses plus ou moins incohérentes qui s’agitent et se heurtent présentement, entre tous les « mouvements » extérieurs de quelque genre que ce soit, il n’y a donc nullement, au point de vue traditionnel ou même simplement « traditionaliste », à « prendre parti », suivant l’expression employée communément, car ce serait être dupe, et, les mêmes influences s’exerçant en réalité derrière tout cela, ce serait proprement faire leur jeu que de se mêler aux luttes voulues et dirigées invisiblement par elles ; le seul fait de « prendre parti » dans ces conditions constituerait donc déjà en définitive, si inconsciemment que ce fût, une attitude véritablement antitraditionnelle. »

René Guénon - Études Traditionnelles, octobre 1936. Tradition et traditionalisme



mardi 30 octobre 2018

La triple conjonction Jupiter-Saturne-Pluton de 2020


La triple conjonction Jupiter-Saturne-Pluton de 2020 passera par plusieurs étapes : 

Pluton conjoint à Saturne (le 12 janvier 2020 à 22° Capricorne), puis trois conjonctions à Jupiter (le 5 avril 2020 à 24° Capricorne, le 30 juin 2020 à 24° Capricorne et le 12 novembre 2020 à 22° Capricorne), suivi d’une conjonction entre Jupiter et Saturne (le 21 décembre 2020 à 00° Verseau).

La conjonction de Pluton à Saturne génère généralement une remise en question des structures importantes. Le Capricorne représente l’autorité, les structures solidement établies (Étatiques, religieuses, associatives…). La configuration se noue dans un signe de Terre (Capricorne) pour se poursuivre dans un signe d’Air (Verseau) et devrait voir l’achèvement d’anciennes structures pour bâtir d’autres concepts et partir sur de nouvelles idées. Par exemple, à l’échelle européenne, certains anticipent une recomposition ou une réorganisation structurelle de l’Union Européenne avec un renforcement des frontières. Sur le plan mondial, c’est également le système de gouvernance qui pourrait être transformé. 

Pour leur part, Jupiter et Saturne (conjonction tous les 20 ans), inaugureront un nouveau cycle social. Alexander Ruperti écrit dans « Les cycles du devenir » (p. 252) que « Saturne consolide et concrétise le genre et la qualité de participation sociale envisagée par Jupiter ». En Verseau, il est fort probable que le numérique et la robotique se développe, le Chine serait d’ailleurs sur un gros projet qui porterait les germes d’une prochaine révolution industrielle. https://www.investigaction.net/fr/made-in-china-2025/
 
À partir de 2026, tous les cycles seront ascendants, ce qui devrait se traduire par un nouveau départ, un nouvel élan. Mais dans quel sens ce renouveau sera-t-il orienté ? 

Nous pouvons ressentir l’énergie Capricorne depuis l’entrée de Pluton dans ce signe, en 2008 amorçant la crise économique mondiale qui s’est transformée en crise sociale (en sauvant les banques privées par l’argent du secteur public). Saturne est ensuite passé en capricorne à partir de 2017 faisant appel à davantage de mesure, de maturité, de structuration et d’une vision à long terme. L’énergie Capricorne rationalise, concentre, pose des cadres, des limites, restreint, temporise, canalise. Elle nous demande de nous responsabiliser, d’assumer les conséquences de nos actes, prône la décroissance, le retour aux fondements, à l’essentiel (valeurs humaines, environnement, sobriété heureuse), quitte à paraître froide, rigide et austère. 
Là vous faites peut-être le lien avec les crises environnementale, sociale et économique, aux réfugiés, au terrorisme, aux ravages du libéralisme ou à la « droitisation » de gouvernements dans de nombreux pays dans le monde ? Oui, vous pouvez, mais cela va au-delà. 

Si bien entendu les effets destructeurs sont pour la plupart médiatisés, l’énergie Capricorne est comme les autres potentiellement exploitable pour permettre d’élever le niveau de conscience universel. Dans son « Triptyque astrologique » (1968), Dane Rudhyar nous explique que la tradition astrologique a fait du Capricorne un symbole d’activité politique, mais que c’est aussi la période de la naissance du Christ. César et le Christ : d’un côté l’organisation d’un empire ou d’une fédération d’États, de l’autre l’Évangile qui donne à la personne une dignité indestructible et une valeur unique. Ces deux modes d’activité coexistent en l’homme, la « nature humaine » résulte de la combinaison de ces deux courants, chacun représentant un « ordre » différent. L'auteur croyait en l’efficacité d’un exemple contagieux : incarner une démocratie en termes d’intégrité personnelle, de responsabilité et d’individualité authentique. Selon lui "plus nous en seront capables, plus d’autres nations se sentiront poussées à suivre notre exemple."
 
En parallèle à la triple conjonction Jupiter-Saturne-Pluton de 2020, nous sommes dans le cycle Uranus-Neptune amorcé en 1992-1993 (également dans le signe du Capricorne) et qui s’étend sur 171 années. En 1978, Alexander Ruperti expliquait dans « Les cycles du devenir » (p.335) que les phases du cycle Uranus-Neptune sont à rapporter aux événements historiques qui ont conditionné le genre de société où nous vivons actuellement. Et il annonçait parfaitement la couleur du cycle : « L’énorme pouvoir du complexe industriel-militaire actuel reflète une concentration de pouvoir rendue possible par la révolution industrielle, technologique et sociopolitique qui a commencé avec le XIXe siècle. Pour le meilleur ou pour le pire, la vie économique, politique et sociale de la moitié de la population du globe se trouve entre les mains d’un petit nombre d’individus tout-puissants. Le cycle actuel Uranus-Neptune, qui a commencé avec la conjonction en Capricorne, est un symbole astrologique particulièrement juste de l’utilisation du pouvoir social pour la glorification personnelle. Le Capricorne se rapporte à la domination de toutes les activités sociales par l’Etat, une corporation, la banque ou par quelque personnage dominant : un dictateur ou dirigeant politique, magnat de l’industrie ou leader d’un syndicat mondial. Comme les deux prochaines conjonctions Uranus-Neptune en 1992 et 2163, se feront aussi en Capricorne, il semblerait que l’usage et le mauvais usage du pouvoir social affecteront l’humanité pour les temps à venir. »
 
Voici un florilège d’informations récoltées sur différents sites plus ou moins meanstreams, qui mises bout à bout, permettent d’entrevoir ce qui se prépare en coulisses à l’orée de la triple conjonction Jupiter-Saturne-Pluton de 2020. 
À ces infos peuvent s’ajouter le Brexit britannique, l’élection de Salvini en Italie, les divers scandales comme les “Panama Papers”, “Swiss leaks”, “Luxembourg leaks” ou bien les menaces d’un nouveau krach boursier mondial imminent.

Europe : Révélation d’une affaire d’évasion fiscale dont sont victimes des États européens, pour un préjudice estimé à plus de 55 milliards d’euros.
États-Unis / Russie : les États-Unis se retirent de leur accord nucléaire avec la Russie D’après le New York Times, le retrait américain de l’INF vise “en partie à permettre aux États-Unis de contrer l’armement chinois dans le Pacifique”. L’accord avec la Russie a empêché les États-Unis de développer toute une série d’armes nucléaires qui auraient pu être déployées dans des zones de tensions du Pacifique. “Comme la Chine n’est pas signataire de ce traité, elle n’a eu aucune limite pour développer des missiles nucléaires de portée moyenne, qui peuvent atteindre des milliers de kilomètres”, explique le quotidien américain. Or les tensions s’accumulent entre les deux pays autour de récifs en mer de Chine que Pékin transforme en bases militaires. De plus, relate le New York Times, “Chine et États-Unis se préparent tous deux à la possibilité d’une guerre dans l’espace”. »
En lien direct avec cette information de 2016… 

Japon : l'armée peut désormais intervenir, sous conditions, à l'étranger. Article dont il faudra se souvenir lorsque les tensions s’accentueront dans le Pacifique, car forcément cela impliquera la Chine qui ne voit pas d'un bon œil une présence américaine près de chez elle (si la poignée de mains historiques entre Trump et Kim Jong-Un est un point positif en soit, elle cache probablement des intentions de l’administration US non avouables). Il faut savoir que depuis l'automne 2015 le Japon a le droit d'intervenir militairement pour défendre ses alliés (c'est-à-dire les États-Unis) en cas de conflit. Et quelle est la bête noire de la Chine ? Comment dit-on "billard à trois bandes" en japonais ? Dans l'hypothèse d'un "Doomsday" prochain, le côté ubuesque de Trump devrait faire oublier l'État profond US aux manettes et les préparatifs dans le Pacifique de ces dernières années (sous la présidence Obama).
D’autres sources disent que l’ONU n’aurait pas accusé la Chine de détenir des musulmans ouïghours dans des « camps» et que ce serait une stratégie US en vue de préparer l’opinion publique : https://www.investigaction.net/fr/non-lonu-na-pas-accuse-la-chine-de-detenir-des-musulmans-ouighours-dans-des-camps/
 
Inde : un futur État 100% hindou ?
Le Premier ministre indien, Narendra Modi fait du Yoga un outil au service de sa politique d'exaltation de l'hindouisme. Yogi Adityanath, moine islamophobe et ministre en chef de l'État de l'Urrar Prash, a déclaré que ceux qui ne souhaitaient pas faire la salutation au soleil pouvaient "quitter l'Inde". « Pour le parti hindouiste qui gouverne l’Inde depuis vingt-quatre mois, se réapproprier le yoga associé à l’hindouisme n’est pas une démarche innocente. Ce parti est soupçonné de vouloir changer la Constitution pour faire de ce pays un Etat hindou, abandonnant la laïcité qui a servi de ciment depuis l’indépendance entre la majorité hindoue et les minorités chrétienne et musulmane. »
Iran : Retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien signé en 2015 entre l’Iran et la communauté internationale.
“Le président américain assure, sans donner de preuve ni cibler un point en particulier, que l’Iran ne respecte pas ses engagements – contre l’avis même de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui a assuré le contraire en juin 2017. Il a mis sa parole à exécution, mercredi 8 mai, en annonçant le retrait des États-Unis de cet accord et le rétablissement de sanctions économiques contre l’Iran.”

À côté de ça, la condition des femmes et même des mineurs est toujours aussi difficile comme en témoigne ces deux faits : l’exécution de Zeinab Sekaanvand, victime de violence conjugale et de viols dans un procès inéquitable  
https://www.20minutes.fr/monde/2347851-20181003-iran-victime-violences-conjugales-viols-femme-executee-apres-proces-inequitable-selon-amnesty
Mobilisation sur les réseaux sociaux pour Maedeh Hojabri, une jeune fille de 18 ans arrêtée pour ses vidéos de danse.  
https://www.20minutes.fr/insolite/2307267-20180713-video-iran-mobilisation-reseaux-sociaux-jeune-fille-arretee-videos-danse

Russie : L’exercice de la profession de journaliste est toujours aussi difficile.
Exemple du journaliste ouzbek menacé d’expulsion en Ouzbékistan où il risque la torture.
Lybie : Des marchés aux esclaves filmés par CNN...
L’après Kadhafi est un vrai chaos.
https://www.huffingtonpost.fr/2017/11/15/des-marches-aux-esclaves-filmes-en-libye_a_23278309/

Chine / Israël : Développement d’un projet de nouvelle “Route de la soie” qui permettrait à la Chine de contrôler dans deux ans l’essentiel de l’agro-alimentaire israélien, de sa haute technologie et de ses échanges internationaux.
Israël : Adoption par la Knesset de la loi de « l’État-nation juif » (pour faire la transition avec ce qu’il se passe en Inde)
Israël/Europe : l'Alliance des extrêmes droites
Les connexions entre Israël, la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie existent.
Extrait de l’émission « Spécial Investigation » : https://www.youtube.com/watch?v=izvkNoOdjfA
« Le glissement de l’Europe vers l’extrême droite est irrévocable et ils souhaitent vivement tirer parti et autant que possible du sentiment anti-musulman qui accompagne ce changement. De plus, la détermination de l’UE à étiqueter les produits illégaux de colonisation et le refus de répondre aux appels visant à transférer leurs ambassades de Tel Aviv à Jérusalem poussent Netanyahu à explorer ces nouvelles routes. »

« Le National-Sionisme » selon Hindi Youssef (qui dit que la montée de l’antisémitisme en Europe permet de faire avancer le projet de “Grand Israel” en poussant la communauté juive à faire leur “Aliyah”) : https://youssefhindi.fr/2018/08/07/youssef-hindi-decrypte-le-piege-du-national-sionisme-pour-les-nations-europeennes/?fbclid=IwAR01yEIl_rNEY6vh6KX_pyl9HneoTQdzmzrxXxzjNzxgqcQnlCHB5WEKNvQ

Israël / Arabie-Saoudite : Alliance dans un objectif de reconfiguration du Moyen-Orient
La journaliste Rula Jebreal avait lâché des informations instructives en 2015 https://www.youtube.com/watch?v=0jMGBUmY244
Une alliance qui explique en partie la situation en Syrie, ennemi commun des deux alliés de l’Occident…

Arabie-Saoudite / Indonésie : Le prince Mohammed Ben Salmane, un « ami » qui vous veut du bien.

Arabie-Saoudite / Russie : Assassinat du journaliste Jamal Khashoggi dans le consulat de son pays à Istanbul. Le 2 poids 2 mesures entre le traitement politique de l’affaire Khashoggi et celle de l’empoisonnement de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal en Angleterre (quelques jours avant les élections présidentielles en Russie) - qui finalement n’est pas mort - est l’illustration de la propagande anti-russe en Occident.
Pour rappel, l’origine russe de la fabrication poison n’avait pas été prouvé, cependant 144 diplomates russes ont été expulsés de 26 pays.

Brésil : Élection du candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro "
“Même s'il admet ouvertement son incompétence en matière économique, Jair Bolsonaro est parvenu à séduire les milieux d'affaires grâce à Paulo Guedes, un "Chicago Boy" ultra-libéral." "Chicago Boy" est le surnom des disciples de l'économiste Milton Friedman, lié au coup d'État de Pinochet au Chili en 1973... (Cf. "La stratégie du choc" de Naomi Klein)

France : Macron au pouvoir, soumission aux lobbys de l’industrie, de l’armement, etc… soumission via l’OTAN aux intérêts des États-Unis et de leurs alliées au Moyen-Orient (Arabie Saoudite, Israël), affaire Benalla, favoritisme envers les plus riches, mépris du peuple, médias aux ordres

lundi 28 novembre 2016

René Guénon et le fondement de l'astrologie traditionnelle

"Les symboles ou les mythes n’ont jamais eu pour rôle de représenter le mouvement des astres, mais ce qui est vrai, c’est qu’on y trouve souvent des figures inspirées de celui-ci et destinées à exprimer analogiquement tout autre chose, parce que les lois de ce mouvement traduisent physiquement les principes métaphysiques dont elles dépendent ; et c’est là-dessus que reposait la véritable astrologie des anciens."

René Guénon, Autorité spirituelle et pouvoir temporel, Guy Trédaniel éditeur, chapitre I, Autorité et hiérarchie.


"Si les "influences astrales" semblent déterminer ce qu'est l'individu, ce n'est pourtant là que l'apparence; au fond, elles ne le déterminent pas, mais elles l'expriment seulement, en raison de l'accord ou de l'harmonie qui doit nécessairement exister entre l'individu et son milieu, et sans quoi cet individu ne pourrait aucunement réaliser les possibilités dont le développement constitue le cours même de son existence."

René Guénon, La Grande Triade, éd. Gallimard, chapitre XIII, L'être et le milieu.


Textes de René Guénon sur le fondement de l'astrologie traditionnelle